Énergie

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Si le Québec souhaite éviter les catastrophes naturelles, sociétales et économiques découlant de la combustion des énergies fossiles, il importe de mettre en place des mesures permettant d’en diminuer notre dépendance.

Nous sommes bien loin du temps où nos sociétés reposaient sur la force physique des humains et du bétail pour produire les denrées qui nous permettraient de nous nourrir, de nous abriter et de nous chauffer. Des inventions avaient permis de faciliter ce travail tout au long de l’Histoire. C’est la Révolution industrielle au XVIIe siècle, avec la popularisation des machines à vapeur et de la combustion du charbon pour les faire tourner, qui propulsa la productivité de nos nations à des sommets vertigineux. Près de 3 siècles plus tard, le pétrole et le gaz naturel, pour ne nommer que ceux-là, se sont ajoutés à la liste des énergies fossiles utilisées par l’Humanité. Non-renouvelables, ces ressources s’épuisent rapidement sur la surface de la planète et nous poussent à en chercher toujours plus, toujours plus loin. Qui plus est, les émissions de gaz à effet de serre (GES) engendrées par la combustion des énergies fossiles a entraîné dès le début du XXe siècle une augmentation de la température à l’échelle planétaire, causant ce qu’on appelle aujourd’hui les changements climatiques.

 

En plus des changements climatiques occasionnés par l’augmentation de l’effet de serre, d’autres conséquences de la combustion d’énergie fossile sont notées, comme le rejet de particules fines dans l’atmosphère, précurseures du smog mais également responsables de l’aggravation de plusieurs conditions respiratoires telles que l’asthme. Au-delà des nombreux effets observables des changements climatiques sur la santé se trouve une multitude d’autres facteurs souvent corollaires de ces phénomènes tels que l’érosion des berges, la perte de milieux naturels et la diminution de la biodiversité.

 

Aux effets néfastes sur la santé et l’environnement s’ajoute une liste de conséquences socioéconomiques. Plus de 14 milliards de dollars quittent le Québec chaque année en direction des entreprises pétrolières qui nous fournissent en combustible (RNCREQ, 2014). La situation géopolitique incertaine des pays producteurs, l’incertitude face au déclin des réserves pétrolières et l’éventuel déséquilibre entre l’offre et la demande pourraient occasionner une flambée des prix à la pompe, en plus d’accroître notre dépendance économique envers certains pays producteurs. Pour bon nombre de ménages québécois moins bien nantis, l’incidence de la hausse du prix de détail de l’essence ou du mazout représente un stress financier croissant.

 

Les impacts positifs de la diminution de notre dépendance aux énergies fossiles sont nombreux : notons l’amélioration de la productivité (qui découlerait de mesures d’efficacité énergétique et de réduction des coûts d’exploitation), une sécurité énergétique accrue due à l’utilisation croissante de notre énergie hydroélectrique, la création d’emplois rendue possible grâce au savoir-faire québécois et finalement de puissants outils de lutte aux changements climatiques.

 

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